Les quatre saisons

Les quatre saisons

Les poètes et les compositeurs ne s’y sont pas trompés, les saisons, ces cycles de la nature sans cesse renouvelés, sont une inspiration permanente pour l’esprit humain et - bien plus encore  -  pour son estomac. Mais, avant de vous en réciter les louanges (en version recette) faut-il encore en saisir tous les sens. Petite mise au point pour faire entrer tout doux la saison dans son bocal. 

La nature fait bien les choses

Si la formule est connue, c’est qu’elle est pleine de sens. À chaque saison son lot de nouveautés et surtout d’apport santé. 

Nutriments, minéraux et calories sont essentiels pour se tenir au chaud. Ça tombe bien, les légumes racines, les choux et les poireaux d’hiver en sont remplis ! Pour les vitamines, mère nature a pensé à tout et va même jusqu’à nous produire des agrumes.

Au printemps, et plus tard en été, pour vivre en bonne entente avec le soleil, il faut rester hydraté ; et quoi de mieux que des douceurs gorgées d’eau et de saveurs (on pense aux cerises à la fin mai, aux fraises en juin, aux pêches, melons...). Et pour vous y retrouver, voici déjà un petit calendrier.

Mais attention, d’une année à l’autre, les saisons ne sont pas les mêmes, et le seul véritable indicateur de ce qu’il faut manger c’est le jardin, et son producteur ! Alors oui au locavore, oui aux Amap, oui aux circuits courts et non aux faux amis et faux labels…

Saison rime avec bon 

En plus de ces boosts immunitaires, le principal attrait d’une cuisine saisonnière c’est le goût ! On parle de terroir pour le vin, mais cela s’applique également aux fruits et légumes : ils ont besoin de s’enraciner, de terre, de soleil pour arriver à maturité et développer toutes leurs saveurs ! Avec l’agriculture en plein terre, adieu les légumes et fruits qui ne goutent que l’eau (bye bye aquaculture) et les néons qui se la jouent mauvais rayons.  Autre bonus, et pas des moindres : en adoptant la saisonnalité on prend plaisir à retrouver des goûts qui nous avaient manqués, mais aussi à leur dire au revoir - où quand ils nous sont chers - à les conserver. 

Saisonnalité et durabilité 

En consommant de saison et local, on s’inscrit dans un cercle vertueux. Produire de saison revient à laisser la nature faire son œuvre. Et acheter de saison, et de préférence local, c’est supporter une économie à taille humaine : on privilégie les petits producteurs, les échanges entre voisins et les balades champêtres pour remplir ses assiettes. (Psst : en parlant de balade, c’est la saison du pissenlit, cette plante à tout faire : salades comme cramaillottes !).  On trouve aussi des poireaux et asperges en mode sauvage et du délicieux ail des ours pour faire ses pestos ! In fine, on fait plaisir à ses papilles tout en allégeant ses dépenses et son empreinte carbone.

Et ce principe de saison s’applique aussi à la viande et aux poissons. On parle d’ailleurs d’agneau pascale, parce qu’il coïncide avec Pâques (on a une super recette ici). Vous l’aurez donc compris, en respectant les saisons, comme principe premier de notre alimentation, elles nous permettent de nous reconnecter à notre planète, et créent une économie du goût, du peu et du bon !  Il ne vous reste plus qu’à les conserver. Ça tombe bien on vous offre des bocaux sur Instagram et Facebook pour la Saint-Parfait !